L’ubérisation des services. Bonne idée?

  • Publié le 22 juin 2020

Mot valise créé à partir de l’entreprise du même nom, l’ubérisation des services un terme qui regroupe toutes les plateformes (applications, market place) où clients et prestataires communiquent afin que les premiers obtiennent un service de la part des seconds. Parfois portée aux nues, parfois décriée, cette ubérisation de la société n’est pas un phénomène anodin, mais bien une lame de fond qui touche de nombreux secteurs et qui est amené à en concerner de plus en plus. Sous forme d’applications mobiles ou web, on retrouve aujourd’hui cette tendance dans le secteur de la livraison alimentaire, dans le transport de particuliers, dans l’organisation de réception et plus globalement dans les services en général.

Comment et pourquoi ce modèle fonctionne ?

Les nouvelles technologies et l’amélioration considérable du réseau mobile a permis l’émergence de cette pratique qui fonctionne grâce à une seule idée : la gratuité de la mise en relation entre prestataire et client. En effet, peu importe où vous êtes, grâce aux applications de votre smartphone, vous pouvez commander une course immédiatement et gratuitement. Le modèle fonctionne sur la gratuité du service dans un premier temps et une commission pour le propriétaire de l’application est prise automatiquement sur chaque commande ce qui finance l’activité et créer du profit.

Modèle ubérisé : l’état du marché

Le marché est une force autorégulatrice où un service émerge là où le besoin se créé. Par exemple, l’arrivée sur le marché des chauffeurs VTC (comme l’Américain Uber ou le Français Kapten) répondait à une carence de taxis, surtout en région parisienne. Cela a permis également de casser une situation de monopole dans laquelle les taxis pouvaient user de leur hégémonie sur le monde du transport en proposant des tarifs élevés et un travail pas toujours qualitatif. En clair, le marché s’est ré-équilibré. Dans la location touristique, AirBNB a augmenté les capacités d’accueils touristiques dans des villes souvent saturées et ne pouvant répondre à la demande. Par truchement, l’arrivée de touristes dans une ville profite à de nombreux secteurs comme la restauration où la location de biens de locomotion. Côté chiffres et résultats financiers, on estime le capital d’Uber à une valeur de 70 milliards de dollars. Ces sociétés ont souvent des modèles permettant une croissance exponentielle tout en créant de l’emploi.

Ubériser un emploi, bonne idée ?

C’est un terme qui n’a pas toujours la côte, d’autant plus que c’est un sujet de société et un sujet politique de surcroît. Toutefois, cette ubérisation offre de gros avantages au client. Les plateformes entraînent une concurrence entre les professionnels ce qui obligent à augmenter la qualité du service rendu tout en conservant un alignement des prix. Quand on sait que le prix est le principal frein à l’achat, il s’agit là d’un argument de poids.

En second lieu, du point de vue des prestataires cette fois, la mise en relation et la prospection des clients sont bien plus avantageuses. La mise en contact est directe et cela permet de gagner du temps pour augmenter le volume de travail ou pour diversifier son offre. La souplesse et la flexibilité sont très fortes ce qui permet de s’adapter en permanence au marché et à la demande. Aujourd’hui l’ubérisation touche certains secteurs, mais de nombreux pans du milieu tertiaire restent à conquérir. Voici le concept, il ne reste plus qu’à avoir l’idée 😉

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